Témoignage – Initiation au kayak et au camping au parc de la Rivière-Batiscan

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Une fin de semaine d’initiation au kayak et au camping au parc de la Rivière-Batiscan

« Trouver Plein air interculturel a été un magnifique cadeau pour moi. »

Dans un monde qui semble de plus en plus divisé et complexe, rencontrer des personnes comme Adrienne, qui, à travers leur fondation, sont prêtes à offrir leur temps, leurs connaissances et toutes les ressources nécessaires pour permettre à une personne immigrante comme moi de renouer avec la nature au Québec, est une véritable preuve que la diversité n’est pas une barrière. C’est aussi la démonstration que des Québécois ont le cœur rempli d’amour pour leur territoire et les bras grands ouverts pour partager tout ce que la vie au Québec peut offrir de merveilleux.

L’immigration entraîne à la fois une rupture et une renaissance. Personnellement, j’ai toujours aimé la nature, mais depuis mon arrivée, je ne savais pas vraiment dans quelle direction aller. Je ne savais pas comment accéder aux parcs, quelles étaient les exigences, ni de quel équipement j’avais besoin. Je n’avais pas non plus tout à fait confiance en moi pour affronter les défis que le climat canadien peut présenter, avec toute sa majesté, mais aussi toute sa force.

À cela s’ajoutaient les aspects économiques et logistiques, les barrières linguistiques et culturelles, et bien d’autres défis. Je me sentais un peu perdue lorsqu’il s’agissait de retrouver cette partie de moi qui aime l’aventure et la nature.

Et puis, Plein air interculturel est apparu dans ma vie comme un cadeau de Dieu. Grâce à l’information transmise par l’Association récréative Milton-Parc, je me suis inscrite, même si je ne savais pas encore si je serais réellement capable de participer à cette aventure en kayak.

Adrienne a communiqué avec moi presque immédiatement. Dès le début, elle m’a accueillie avec une chaleur, une bienveillance et une ouverture extraordinaires. Elle m’a intégrée au groupe et a rapidement fait disparaître toutes mes inquiétudes. Elle m’a fourni tout l’équipement nécessaire pour pouvoir participer à l’aventure. Les autres participants nous ont également accueillis dans leur véhicule afin que nous puissions nous rendre de Montréal jusqu’au parc de la Rivière-Batiscan.

Ensuite, grâce aux conseils, à l’attention et à l’amour qu’Adrienne et son mari ont mis dans la préparation de chacune des activités, un groupe composé de personnes aux parcours très différents a pu se réunir, apprendre et se dépasser.

Ils ont été présents pour nous à chaque étape et nous ont donné le sentiment que nous étions capables de traverser les courants de la rivière Batiscan. Mais, pour moi, cette expérience représentait aussi quelque chose de beaucoup plus profond : la capacité de traverser le chemin parfois difficile de l’intégration.

Grâce à Plein air interculturel, on se rappelle que beaucoup de choses deviennent possibles lorsqu’une personne nous donne les outils, la confiance et l’occasion d’essayer.

Cette expérience m’a aussi rappelé une belle leçon que le kayak illustre parfaitement : il faut continuer à regarder dans la direction où l’on veut aller pour finalement y arriver, sans abandonner, peu importe la force du courant.

Merci, du fond du cœur, à Plein air interculturel, à Adrienne, à son mari et à toutes les personnes qui ont rendu cette expérience possible. Vous ne m’avez pas seulement permis de découvrir le kayak, le camping et la magnifique nature québécoise; vous m’avez aussi aidée à retrouver une partie de moi-même et à me sentir un peu plus chez moi au Québec.

— Nouvelle arrivante


Une première expérience en kayak

« J’ai participé au festival du kayak, alors que je n’avais aucune expérience. »

J’ai participé au festival du kayak, alors que je n’avais aucune expérience, mais grâce à la formation des moniteurs, j’ai réussi à traverser plusieurs peurs. J’ai beaucoup appris et l’expérience était vraiment adorable. Un grand merci à toute l’équipe et c’est vraiment conseillé de rejoindre le club.

— Nouvelle arrivante


Une progression en toute confiance

« Une progression parfaite pour quelqu’un qui découvrait ces sports. »

Magnifique week-end avec des gens incroyables et passionnés. J’ai pu m’initier au kayak en eau calme et en eau vive, suivre l’atelier de sécurité en eau vive, puis descendre des rapides en sportyak — le cœur qui bat un peu plus fort, mais porté par une confiance totale dans l’équipe.

Une progression parfaite pour quelqu’un qui découvrait ces sports. À chaque étape, je me suis sentie en sécurité grâce à un encadrement compétent, attentif et rassurant, dans une ambiance chaleureuse et festive du début à la fin.

J’ai fini la fin de semaine trempée, un peu courbaturée, mais vraiment contente d’avoir tenté l’expérience.

— Nouvelle arrivante

Appel aux dons : canot-camping et kayak d’eau-vive !

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Offrez plus qu’une sortie en plein air : contribuez à la santé et au mieux-être des nouveaux arrivants

Pour de nombreuses personnes nouvellement arrivées ici, les premiers mois sont marqués par l’isolement, le stress, l’anxiété et les défis liés à l’adaptation à un nouvel environnement. L’accès à des activités favorisant la santé physique, le bien-être mental et la création de liens sociaux demeure souvent hors de portée en raison de contraintes financières.

En faisant un don, vous permettez à des personnes réfugiées et à des nouveaux arrivants à faible revenu de participer à des initiations au canot-camping et au kayak d’eau vive. Ces expériences immersives en nature contribuent à réduire l’isolement, à améliorer la santé mentale, à renforcer la confiance en soi et à développer un sentiment d’appartenance à leur nouvelle communauté.

Votre don aide à répondre à des besoins essentiels : retrouver un équilibre, briser l’isolement, améliorer sa santé physique et mentale et reprendre confiance en l’avenir.

Transformez une vie, une aventure à la fois

D’ici le 20 juillet, faites un don de bienfaisance pour parrainer la participation d’une personne nouvellement arrivée ou réfugiée à un séjour d’initiation au camping avec Plein air interculturel cet été.

Ensemble, levons les barrières financières et offrons à chacun et chacune l’occasion de découvrir les bienfaits du plein air, pour une intégration plus saine, plus humaine et plus inclusive.

Chaque tranche de 380 $ permet de parrainer une personne nouvellement arrivée ou réfugiée. Quel que soit le montant de votre don, vous contribuez à rendre ces expériences de canot-camping et de kayak d’eau-vive accessibles à ceux et celles qui en ont le plus besoin. Faites un don pour permettre à une personne de vivre une expérience qui favorise son bien-être, son intégration et sa santé globale en participant à l’une des activités suivantes :

  • Une initiation au canot-camping au Parc naturel régional de Portneuf, du 31 juillet au 2 août ;
  • Ou une initiation au camping et au kayak d’eau vive sur la rivière Batiscan, du 21 au 23 août.

Merci d’avance pour votre générosité. Ensemble, nous pouvons offrir à une personne nouvellement arrivée un moment de répit, de ressourcement et de connexion qui contribuera concrètement à sa santé, à son intégration et à son sentiment d’appartenance.

Procédure pour les dons : veuillez vous rendre sur la page de dons de la Maison de l’amitié, l’un des organismes qui co-présente le programme Plein air interculturel. Dans la liste de fonds/projets, veuillez sélectionner Plein air interculturel. Ensuite, tenez-nous au courant pour que nous puissions vous remercier! Votre reçu de charité sera émis par la Maison de l’amitié de Montréal.*  https://www.canadahelps.org/fr/organismesdebienfaisance/montreal-house-of-friendship/

Nous vous remercions sincèrement de votre appui au Programme de plein air interculturel, une initiative de l’Association Récréative Milton-Parc et la Maison de l’amitié de Montréal, un organisme charitable enregistré.

Nous profitons pour vous souhaiter un excellent été!

*La Maison de l’Amitié fait un suivi administratif pour veiller à ce que les dons appuient des activités qui s’inscrivent dans sa mission. Et si les besoins d’une activité sont déjà comblés, votre don permet simplement de financer d’autres activités de plein air, toujours avec le même objectif : rendre la nature accessible aux nouveaux arrivants. 

🌿 Organismes et entreprises : le saviez-vous ?

Nous offrons des activités de plein air sur mesure pour vos groupes ! Renforcez la cohésion, favorisez l’intégration et offrez une expérience unique en nature 🌎

👉 Activités de team building

👉 Initiation aux loisirs de plein air – par exemple l’orientation et la marche nordique

👉 Ateliers éducatifs et interactifs – par exemple la communication interculturelle et le plein air sans voiture

👉 Interprétation de la nature – par exemple l’identification des arbres et la botanique

Depuis plusieurs années, nous accompagnons des centres pour personnes immigrantes, des écoles de francisation, des cégeps et des entreprises.

🌸Activité en vedette : Initiation aux fleurs printanières au parc du Mont-Royal. Une activité participative, ludique et enrichissante pour découvrir les fleurs indigènes de notre région.

📩 Contactez-nous : pleinair@miltonpark.org pour organiser une activité adaptée à votre groupe !

#TeamBuilding #Organismes #Entreprises #PleinAir #Interculturel #Montreal

La résilience climatique et les loisirs de plein air montréalais

En 2025-2026, nous avons réalisé un projet intitulé Résilience climatique et nouvelles pratiques : le Plein air interculturel en action, dans le cadre du programme Ensemble pour l’île.

Écoutez la présentation de nos constats et de nos outils ici : https://youtu.be/na8YG_ovaZ8

Veuillez consulter notre présentation Powerpoint ici:

Une fiche de prise de décision destinée aux acteurs et aux actrices terrain :

Pour approfondir le sujet, nous offrons des formations sur mesure pour accompagner les organismes et instances dans l’adaptation de leur offre et l’élaboration d’outils personnalisés. Nous vous invitons à nous contacter pour de plus amples renseignements : pleinair@miltonpark.org

Mesurer notre impact

En 2026, nous avons réalisé une étude de l’impact du programme Plein air interculturel sur l’intégration et le bien-être de nos participant-es nouvellement arrivé-es : « L’adaptation psychosociale et acculturation des personnes issues de l’immigration par la participation au programme Plein air interculturel. L’étude a été réalisée par l’Université de Québec à Trois-Rivières, grâce au soutien du Gouvernement du Canada.

Offrez un hiver actif et accueillant !

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Chers participants, amis, bénévoles, contacts et collègues,

L’utilisation du genre masculin est pour faciliter la lecture.

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Grâce à votre soutien, Plein air interculturel a déjà initié plus de 2 000 personnes aux sports d’hiver depuis ses débuts ! D’ici le 31 décembre 2025, faites un don et parrainez un nouvel arrivant à faible revenu afin de lui offrir l’occasion de vivre un hiver joyeux, actif et en bonne santé.

Votre générosité a un impact direct sur la santé et le bien-être des nouveaux Montréalais. Participer à des activités telles que le ski de fond ou la raquette contribue à réduire l’isolement, à diminuer le stress, à améliorer la forme physique et à favoriser un sentiment d’appartenance.

Pour beaucoup de personnes nouvellement arrivées, l’hiver peut être long, froid et éprouvant. Les sorties en plein air, vécues en groupe, leur permettent de se familiariser avec le climat, de pratiquer le français, de se relier à la nature, de découvrir la culture locale — et surtout, de se sentir plus confiants, plus accueillis et plus heureux.

Grâce à vous, depuis nos débuts, nous avons initié plus de 7 500 nouveaux arrivants et autres Montréalais aux loisirs de plein air, améliorant ainsi leurs conditions. Veuillez consulter notre rapport de l’hiver dernier ici. Cette année, nous visons au moins 1000 participations de plus!

En donnant aujourd’hui, vous offrez bien plus qu’une activité : vous soutenez la santé, la résilience et l’intégration d’une personne qui bâtit sa vie ici. Merci de faire une réelle différence.

À titre d’exemple, un don de :

  • 50 $ permet à un nouvel arrivant d’apprivoiser l’hiver en suivant un cours d’initiation de ski de fond en petit groupe avec une monitrice certifiée, matériel inclus.
  • 100 $ lui permet de développer de saines habitudes de vie en suivant un cours d’initiation au ski de fond et de louer des skis pour toute la saison.
  • 250 $ lui permet de complètement transformer sa relation avec l’hiver en suivant 4 cours d’initiation au ski de fond et de louer des skis et des raquettes pour toute la saison.
  • Sinon, vous pourrez faire un don mensuel de 15 $ pour parrainer de nouveaux arrivants tout au long de l’année! (*tout montant est bienvenu!)

Nos participants partagent l’impact de vos dons :

« Je n’avais jamais fait de sport d’hiver, mais avec Plein air interculturel j’ai découvert une activité qui m’a redonné énergie, santé et espoir. Merci — votre générosité change des vies. »

« Grâce à vos dons, j’ai appris le ski de fond et l’hiver n’est plus une saison qui me fait peur. Je me sens plus en forme, j’ai rencontré des amis, et pour la première fois, je profite vraiment de Montréal.»

« La raquette m’a permis de sortir de l’isolement et de retrouver le sourire durant mon premier hiver ici. Votre soutien a transformé une saison difficile en source de bien-être et de confiance. »

Oui, je désire faire une différence !

Voici comment vous pouvez nous soutenir :

  • Faites un don
  • Inscrivez-vous à l’une de nos activités ;
  • Parlez de nos activités autour de vous et sur vos réseaux sociaux;
  • Devenez bénévole !

Procédure pour les dons : veuillez vous rendre sur la page de dons de la Maison de l’amitié, l’un des deux organismes qui co-présente le programme Plein air interculturel. Dans la liste de fonds/projets, veuillez sélectionner Plein air interculturel. Ensuite, tenez-nous au courant pour que nous puissions nous assurer que votre reçu de charité vous soit envoyé. Votre reçu de charité sera émis par la Maison de l’amitié de Montréal.* https://www.canadahelps.org/fr/organismesdebienfaisance/montreal-house-of-friendship/

Nous vous remercions sincèrement de votre appui au Programme de plein air interculturel, une initiative de l’Association Récréative Milton-Parc et la Maison de l’amitié de Montréal, un organisme charitable enregistré.

Nous profitons pour vous souhaiter à vous et à vos proches un temps des fêtes des plus joyeux!

Adrienne Blattel, fondatrice, au nom de l’équipe de Plein air interculturel

*La Maison de l’Amitié fait un suivi administratif pour veiller à ce que les dons appuient des activités qui s’inscrivent dans sa mission. Et si les besoins d’une activité sont déjà comblés, votre don permet simplement de financer d’autres activités hivernales ou de plein air, toujours avec le même objectif : rendre la nature accessible aux nouveaux arrivants. 

Témoignage d’une randonnée en refuge: quand le sentier devient un chemin de guérison

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Je ne connaissais pas vraiment le principe des randonnées en refuge. J’avais voyagé à travers plusieurs régions de mon pays et au-delà de ses frontières, mais jamais je n’avais expérimenté cette manière de partir en nature, si courante ici. J’étais curieux de découvrir comment ce mot « refuge » prenait vie dans une société qui, pour beaucoup, est devenue elle-même un refuge contre l’exclusion, les guerres et les violences du monde.

C’est ainsi que j’ai vécu, en octobre dernier, une sortie au refuge du Grand-Duc, une randonnée dans le réseau de sentiers du Club de plein air de Saint-Donat.

Quelques jours avant le départ, nous nous sommes réunis en rencontre virtuelle pour préparer l’aventure. À travers les écrans, je sentais déjà l’attente douce et vibrante qui précède les moments importants : un mélange de curiosité, d’impatience et de joie discrète. Nous ne savions pas encore que cette randonnée deviendrait plus qu’une marche dans les bois : une traversée intérieure, une expérience d’inclusion, un hommage à la beauté du Québec.

Le jour venu, nous nous sommes retrouvés près du métro Crémazie. Les sacs étaient lourds, les rires légers, et l’énergie du groupe se tissait déjà. Après une heure et demie de route vers les Laurentides, la ville s’est effacée. Les forêts ont pris sa place, immenses et bienveillantes. Quelques maisons défilaient encore, puis la vue s’est ouverte, vaste et colorée. L’air est devenu plus pur, plus vif. L’odeur des pins nous accueillait comme un murmure : Bienvenue chez vous.

Notre premier arrêt, au parking des Pionniers, fut celui des derniers ajustements. Puis les pas se sont engagés sur le sentier. Les feuilles tombées craquaient sous nos chaussures, les voix montaient par instants, et la forêt nous enveloppait.

À midi, nous nous sommes arrêtés près d’une chute d’eau. Avec les feuilles colorées d’automne, le paysage était beau à contempler. La lumière s’y brisait en éclats, et le murmure du courant semblait nous parler. Une chaise solitaire invitait à la contemplation. Nous avons partagé une collation, mais surtout des mots. Je me suis senti infiniment vivant : petit devant l’immensité de la nature, mais profondément lié à elle.
Plus loin, une participante m’a aidé à refaire mes lacets, plusieurs fois, m’apprenant même sa méthode pour qu’ils tiennent mieux. Un geste simple, presque banal, mais chargé d’humanité. Ces attentions tissaient entre nous des ponts invisibles.

Lorsque nous sommes arrivés au refuge du Grand-Duc, chacun a pris sa place naturellement : certain.e.s préparaient le repas, d’autres allaient chercher de l’eau. Une harmonie simple, qui m’a rappelé ce que j’admire dans le vivre-ensemble communautaire : l’entraide spontanée.

Un imprévu est venu pimenter la soirée : un réchaud défaillant. En d’autres circonstances, Frédéric – homme bienveillant, pilier discret de l’équipe et mari d’Adrienne – aurait sans doute trouvé la solution. Il n’était pas des nôtres cette fois. Sa présence manquait à Adrienne, qui souriait en reconnaissant combien elle comptait sur lui pour ce genre de réparation où il excellait. Et ceux qui le connaissaient ressentaient aussi son absence, tant son aide et sa bonne humeur font partie du paysage habituel des sorties.

Pourtant, Adrienne a relevé le défi seule. Elle s’était promis d’apprendre à se débrouiller davantage, et elle a tenté de réparer le réchaud avec patience. Le lendemain, malgré ses efforts, l’appareil avait définitivement rendu l’âme. Alors, grâce à la créativité de Mzia et à l’ingéniosité d’Adrienne, un thé improvisé a vu le jour, chauffé à la cheminée. Nous avons ri : la débrouillardise québécoise brillait dans toute sa splendeur. Nous étions fier·e·s d’Adrienne, et profondément reconnaissants envers Mzia pour son sens pratique et sa douceur.

Le matin suivant, j’ai plongé ma main dans l’eau du lac. La météo indiquait 3 °C. Le froid m’a traversé comme une flèche. Puis mes pieds ont touché l’eau, et j’ai éclaté de rire. Deux fois, je suis allé puiser de l’eau ce matin-là. Chaque contact avec le lac me rappelait que la nature se vit aussi par le choc et la surprise.

Après le déjeuner, Mzia nous a proposé une séance de yoga en plein air. Allongés sur le sol, entourés de lumière et d’arbres, nous respirions lentement et pratiquions des étirements. Dans ce silence habité, j’ai senti les frontières s’effacer : il ne restait que des humains et la nature, reliés par le souffle et la présence.


Plus tard, Adrienne et Mzia nous ont guidés sur le sentier des arbres. Adrienne nous parlait des conifères, des mousses, des érables et de leurs fruits en hélice. Le corps et l’esprit était disposé à apprendre et assimiler ces nouvelles connaissances.

Avant de repartir, nous avons choisi trois symboles : une feuille, une pierre et un fruit d’érable. À travers eux, nous avons déposé ce que nous acceptions de laisser partir, ce que nous voulions garder et ce que nous voulions accueillir. Les mots étaient simples, les émotions profondes : solitude, tristesse, espoir, gratitude, renaissance.
J’avais déjà vécu le canot-camping et le kayak avec Plein Air Interculturel.

Cette randonnée est venue compléter un cycle, comme une nouvelle étape dans mon chemin d’enracinement au Québec et au Canada. Elle m’a rappelé que l’intégration ne consiste pas seulement à comprendre une culture, mais à la vivre, la sentir, la partager : dans la marche, dans le froid d’un lac, dans la chaleur d’un feu.
Je suis reparti le cœur élargi, reconnaissant envers Plein Air Interculturel, ses animateurs et animatrices, ses bénévoles, ses partenaires, et envers chaque personne rencontrée sur le sentier.

Les Laurentides resteront pour moi cet espace où la nature, l’amitié et la diversité se rencontrent pour écrire un nouveau chapitre de mon histoire canadienne. Là, j’ai compris que le refuge n’est pas seulement une cabane où l’on se protège des intempéries : c’est aussi un lieu intérieur où l’on dépose le fardeau du quotidien, où la nature apaise et où l’on revient à l’essentiel. En vérité, c’est tout le sentier de la randonnée qui devient un refuge.

Le chemin du retour a été tout aussi agréable, bercé par la musique de Gims et des chansons espagnoles que j’aime, choisies dans la playlist de mes amies randonneuses.
Ce fut plus qu’une randonnée.
Ce fut une thérapie de l’âme.
Rendez-vous l’hiver pour des nouvelles aventures…

Par Jonathan, participant

Témoignage d’un canot-camping interculturel : Trois jours et deux nuits de nature, de partage et de découverte

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Le Canada, et le Québec en particulier, m’ont accueilli avec une promesse silencieuse : celle d’un refuge paisible, d’un territoire vaste et généreux, où la nature dialogue avec les cultures du monde. Pour moi, nouvel arrivant, ce pays représente bien plus qu’un lieu de résidence, c’est une terre d’apprentissage, de transformation et de reconnexion à l’essentiel.

Parmi les valeurs qui façonnent l’identité canadienne, l’amour de la nature occupe une place sacrée. Elle est à la fois source de beauté, de spiritualité et de lien social. Bien que la passion de la nature m’habite depuis longtemps, apprendre à la vivre dans le langage local, à travers les gestes et les traditions du Québec, est devenu pour moi une expérience nouvelle et profondément enrichissante.

C’est dans cette démarche que Plein Air Interculturel, une organisation qui tisse des ponts entre les cultures à travers des expériences en plein air, a pris tout son sens. Grâce à elle, cette passion devient vivante, incarnée dans des rencontres humaines, des randonnées partagées, et des moments d’émerveillement collectif devant la nature québécoise.

Ce témoignage retrace une aventure marquante : un séjour de canot-camping de trois jours et deux nuits dans la région de Portneuf, avec navigation sur le lac Nadeau. Une immersion totale dans la nature, mais aussi dans l’humanité.

C’est par une initiation au canot dirigée par Mzia, le 1er août 2025, que nous avons amorcé cette expérience collective. Au canal de Lachine, le soleil caressait l’eau, les sourires étaient timides, mais déjà, quelque chose se tissait entre nous. Pour plusieurs (moi y compris) c’était la première fois que nous faisions du canot. Les pagaies en main, nous apprenions à avancer ensemble, à synchroniser nos gestes, à écouter le rythme de l’autre.

Le 04 aout, Adrienne, avec bienveillance et clarté, nous a guidés lors d’une précieuse séance théorique. Elle nous a préparés à vivre l’aventure avec responsabilité, dans le respect de la nature et avec un esprit de collaboration. Ce jour-là, nous n’avons pas seulement appris à pagayer : nous avons commencé à nous apprivoiser les uns les autres et à nous organiser sur le plan logistique.

Le 8 août, l’excitation flottait dans l’air. À la station de métro Crémazie, les visages se sont illuminés par les retrouvailles. Le trajet en voiture, d’environ deux heures, fut ponctué de discussions, de rires et de silences contemplatifs. À notre arrivée dans la région de Portneuf, une partie de volleyball improvisée avec un ballon gonflable a brisé les dernières barrières. Les prénoms se gravaient dans nos mémoires, les gestes devenaient plus naturels.

Nous avons ensuite rejoint le site de camping, niché près d’une plage paisible. L’installation des tentes fut un apprentissage collectif, parfois maladroit, souvent joyeux. En trois sous-groupes rotatifs, nous avons partagé les tâches : cuisiner, monter les tentes, chercher de l’eau, laver la vaisselle. Le soir, autour d’un feu crépitant, nous avons savouré un repas préparé ensemble, suivi de guimauves fondantes sur des biscuits croustillants. Sous les étoiles, le silence avait une saveur nouvelle. Nous étions loin de tout, mais proches de l’essentiel.

Le 9 août, après un petit déjeuner chaleureux, nous avons pris les canots pour naviguer sur le lac Nadeau. Seize participant.e.s, huit embarcations, un lac immense. Le vent léger, les reflets du ciel sur l’eau, les cris de joie lors des baignades, les vagues au passage des canots motorisés — tout semblait orchestré pour nous faire vivre un moment suspendu.

Adrienne (à l’arrière), Mzia (au centre) et Frédéric (en tête) veillaient sur nous avec une attention discrète mais rassurante. Chaque binôme avançait à son rythme, mais toujours en harmonie avec le groupe. Un ami de mon pays d’origine, vivant à Montréal, était avec moi. Ensemble, nous avons partagé la tente et le canot à l’aller. Au retour, il m’a taquiné en disant que j’étais « nul » et a changé de partenaire, une blague bien sentie ! J’espère qu’il a bien retenu les leçons de notre maître kayakiste et canotier (canoéiste) Fred. Pour ma part, j’étais avec Jessy, et nous avons pagayé dans une belle complicité. Au-delà des rires, nous avons partagé des conversations profondes sur nos cultures, nos rêves, nos parcours. Le canot devenait un symbole : celui du voyage intérieur, du lien entre les peuples, de la beauté du mouvement partagé.

En fin de journée, nous avons rejoint un deuxième site de camping, plus isolé, plus sauvage. Aucun réseau, aucune électricité. Juste la forêt, le lac, et nous. Ce retour à l’essentiel a révélé une autre dimension de notre aventure : celle de la lenteur, de la contemplation de la lune, de la connexion humaine.

Je riais aux blagues d’Édouard, m’inspirais des idées de Frédéric, me ressourçais à l’écoute de Mzia, m’organisais selon les plans d’Adrienne et apprenais des expressions québécoises grâce à Hugo et Mathieu. Je m’exerçais à parler anglais avec Naiya, Ahad, Mawa, Caterina… J’admirais la natation de Carmel et Katarina, qui ont traversé la rive à la nage. Nous échangions nos expériences avec Bohdan, Olia et Jessie. Chaque personne avait une lumière à offrir.

Le soir du 9 août, nous avons contemplé la lune, assis sur un rocher, enveloppés par le silence majestueux de la nature. Autour de nous, les étoiles semblaient écouter. Nous avons partagé des histoires de nos pays d’origine, appris quelques mots en mandarin, en swahili, en hindi, en ukrainien… C’était une célébration vibrante de la diversité, un hommage sincère à l’humanité dans toute sa richesse.

Au milieu de la nuit, porté par la joie et la nostalgie, je me suis amusé à crier : « Petrooleee, Petrolee! Petrole inapita! », une expression de mon enfance qui signifie littéralement « le pétrole passe ». Ce cri résonnait comme un écho venu de mon village natal, où l’électricité était rare et où les lampes à pétrole illuminaient nos soirées. Fred m’a répondu : « Kunywa ayo », ce qui signifie « bois ça », une manière de dire qu’ils n’en achèteraient pas, ils en avaient assez pour la nuit. Ce bref échange, à la fois drôle et chargé de souvenirs, a ravivé en moi une époque révolue, faite de simplicité et de solidarité. Ce moment, aussi léger qu’intense, m’a ramené à mes racines congolaises tout en me connectant à ce nouveau monde que j’apprends à aimer.

Le 10 août, jour du retour, nous avons quitté le site avec un mélange de nostalgie et de gratitude. Pour clore cette aventure en beauté, nous sommes allés au restaurant sur place, où j’ai dégusté ma toute première guédille poutine, un grand classique de la cuisine québécoise. Waw, quel délicieux plat ! Une explosion de saveurs qui venait sceller, avec gourmandise, une expérience déjà inoubliable.

Ce séjour de canot-camping fut bien plus qu’une simple activité de plein air, c’était une véritable école de vie. Nous avons développé notre leadership, notre sens de l’initiative, notre capacité à coopérer, à gérer la logistique, à pagayer, à nous concentrer, à vivre ensemble. À la fin du séjour, nous avons créé un groupe WhatsApp pour rester en contact, avec la promesse sincère de nous revoir et de faire vivre cette belle énergie collective.

C’était une expérience à la fois écologique, sportive, intellectuelle et profondément humaine. Un moment suspendu dans le temps, loin des écrans, mais intensément proche des cœurs.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers Plein Air Interculturel, les donateurs ainsi que tous les participant·e·s qui ont contribué à faire de cette aventure multiculturelle – empreinte de nostalgie, de connexions authentiques et de respect de la nature – un chapitre inoubliable de mon parcours d’intégration au Québec.

  • Par Jonathan, participant

Témoignage sur l’activité de kayak d’eau vive du 26 au 27 juillet 2025

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Voici un magnifique témoignage d’un participant à notre initiation au kayak d’eau-vive à Salaberry-de-Valleyfield cet été! Il a écrit…

Natif de la République démocratique du Congo, un pays aux traditions riches mais aussi marqué par des tensions culturelles, j’ai trouvé au Québec, au Canada, un véritable havre de paix. Ce qui m’a profondément frappé, c’est le contraste entre la richesse de sa diversité culturelle et le climat de sécurité et de sérénité qui y règne. Cette découverte m’a conduit à une réflexion essentielle : comment une société peut-elle transformer ses différences en leviers de dialogue, d’écoute et d’enrichissement mutuel, plutôt qu’en sources de division ? Le Québec, par son exemple vivant, m’a inspiré à en comprendre les codes et à m’intégrer dans un tissu social où la diversité devient une force collective.

C’est dans cet esprit d’ouverture que différentes communautés, y compris Plein air interculturel, m’ont offert des espaces de rencontre et de croissance, où mon intégration a pris tout son sens. Bien plus qu’un simple loisir, les activités de plein air incarnent la vision du vivre-ensemble, offrant des occasions de rencontres humaines authentiques et empreintes de respect. C’est là qu’un nouveau chapitre s’est ouvert.

Un jour, à la suite d’une sortie en nature, une amie rencontrée au cours des activités de plein air interculturel (Mzia, de Plein air interculturel) m’a proposé de m’initier au kayak en eau vive et au canot-camping. C’était une première absolue : je n’avais jamais pagayé, ni même vu un kayak de près. Pourtant, une petite voix audacieuse et curieuse m’a soufflé : « Pourquoi pas ? ». Ce moment d’ouverture à l’inconnu a marqué le début d’une aventure à la fois personnelle et collective, au cours de laquelle j’ai découvert des ressources insoupçonnées en moi-même, ainsi qu’une étonnante capacité d’adaptation. Ce témoignage est une déclaration de gratitude envers toutes les personnes qui m’ont tendu la main, partagé leur savoir, et surtout, cru en moi alors que moi-même j’en doutais.

Adrienne, mon premier repère, a organisé une séance de préparation où sa bienveillance et ses explications claires m’ont mis en confiance. Le jour J, l’équipe d’instructeurs et instructrices (Adrienne, Frédéric, Erica et Francis) nous a accueillis avec un professionnalisme empreint de chaleur humaine. Chaque geste, chaque sourire témoignait d’une attention sincère.

Progressivement, grâce à Erica, Francis et Frédéric, j’ai appris à stabiliser mon kayak, à virer, à accoster, à vider mon embarcation et à réaliser l’auto-sauvetage. Leurs retours constructifs m’ont aidé à améliorer mes coups de pagaie et à développer les bons réflexes techniques. Leur capacité à voir au-delà de mes hésitations, leur foi en mon potentiel, et leur pédagogie attentive ont été de puissants moteurs dans mon apprentissage. Bien sûr, il y a eu des échecs comme le chavirement, mais ils survenaient toujours dans un cadre sécuritaire, où nous avions déjà été préparés à y faire face. Chaque erreur devenait une opportunité : rater une manœuvre nous permettait d’en appliquer une autre, et ainsi, de transformer l’imprévu en exercice.

Les échanges avec les autres participant·e·s ont été tout aussi riches : encouragements, astuces techniques, éclats de rire, solidarité. Ensemble, nous grandissions non seulement en tant que kayakistes, mais surtout en tant qu’êtres humains. Peu à peu, j’ai appris à anticiper le kayak et à décrypter l’eau, ses courants et ses secrets. Bien que je sois encore loin de la maîtrise, je ressentais déjà une connexion avec la rivière.

Au-delà des techniques, nous avons intégré les principes fondamentaux de sécurité. Toutes ces expériences m’ont challengé physiquement, mais surtout, elles m’ont transformé mentalement. Ma confiance en moi s’est affirmée.

Au départ, j’étais nerveux et sans contrôle, l’eau me déplaçait dans toutes les directions. Puis, le lendemain, j’ai remonté la rivière seul. Et finalement, j’ai descendu la rivière malgré les courants et contrecourants sous les applaudissements du groupe – un moment inoubliable.

Ce que j’ai retiré de cette expérience dépasse largement le simple apprentissage du kayak. Grâce à vous tou·te·s (instructeurs, organisateurs, participant·e·s) j’ai découvert la puissance d’une pédagogie bienveillante, l’importance de la communication et la beauté de l’entraide. Grâce à vous, cette confiance en moi, que je n’osais pas encore pleinement reconnaître, a trouvé sa voie.

Enfin, je tiens à exprimer une reconnaissance particulière envers celles et ceux qui ont contribué à cette aventure de loin par leurs encouragements, leur présence discrète, ou leur soutien financier. Sans leur générosité et leur foi en ce projet, rien de tout cela n’aurait été possible. Leur engagement, même silencieux, a joué un rôle essentiel dans la réussite de cette expérience.