Randonnée urbaine et cours de conversation – français

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Tous les jeudis, on se rencontre pour pratiquer le français et l’anglais, en altérnance. Hier soir (19 mai) nous avons vu un raton laveur pour la première fois – vraiment pas sauvage. C’est incroyable à quel point c’est plus facile et sympathique de discuter et pratiquer la langue en plein air. De plus en plus, les participants qui apprenent le français viennent donner un coup de main lors des cours d’anglais, et vice-versa. Puis on voit comment les plantes et la saison avancent!
Every Thursday, we meet up to practice French and English conversation, on alternating weeks. Yesterday evening (May 19th), we saw a raccoon up close. It was the first raccoon sighting for many of us and it was riveting! It’s incredible how much easier it is to discuss and practice language when outdoors. More and more, the participants learning French come out to the English class to lend a hand, and vice-versa. Plus we get to see how the season and the plants are coming along throughout the spring!

Journée portes ouvertes au Camp familial St-Urbain

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Journée portes ouvertes au Camp familial St-Urbain, le 15 mai 2011. Canot, rando et tir à l’arc dans le coin de Chertsey. Une belle façon d’échapper à la pluie à Montréal! On était 11: du Méxique, de l’Espagne, la France, l’Ontario et le Québec. Je regrettais que je ne parle pas l’espagnol! Pour plusieurs, c’était leur première fois en canot, une de leurs premières fois à l’extérieur de Montréal. Le Camp familial est vraiment sympathique et chaleureux, on y passe toujours un bon moment. C’est pour des familles à faible revenu, des familles monoparentales, mais aussi pour tous. L’Association Récréative Milton-Parc organise toujours 2 fin de semaines au Camp – du 24-26 juin et à la fête du Travail. http://www.campfamilial.org/

Intro au projet – Introducing this project

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Depuis 2010, j’entame un projet de rapprocher les gens d’origine divers à travers le plein air, à travers l’Association Récréative Milton-Parc (http://www.miltonpark.org/), un organisme sans but lucratif à Montréal. Originaire d’Ottawa, j’ai toujours trouvé que le plein air était le meilleur moyen de se sentir à l’aise dans un nouvel endroit. Lorsque j’ai habité en France, au Monténégro et maintenant au Québec, j’ai eu le plaisir de participer aux clubs de randonnée, de kayak et de canot-camping. Maintenant je souhaite partager tout le bonheur des loisirs de plein air ici au Québec avec les nouveaux arrivants de tout statut, y compris le ski de fond, la raquette, le canot-camping, le kayak, la randonnée, etc. 

Since 2010, I have been spearheading an outdoor recreation ‘for newcomers and everyone’ in Montreal, via the Milton Park Recreation Association (http://www.miltonpark.org/), a local non-profit organisation. I have always found that outdoor recreation is a great way to get to know a new place. Originally from Ottawa, I have also lived in France, Montenegro and now Quebec, where I was part of local hiking, kayaking and canoe-camping clubs. Now I aim to share the ‘best’ of Quebec with newcomers through activities including cross-country skiing, snowshoeing, canoe-camping, kayaking and hiking.

A winter weekend at Lake Tamaracouta, south Laurentians, in March 2011

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A successful weekend organized by the Association Récréative Milton-Parc! There were 20 of us, from Quebec, Ontario, France, Germany, Belgium, Algeria, USA, Mexico, Hungary and Romania. We spanned many different ages and generations, though most were in their 20s or 30s. We were hosted by the Tamaracouta Scouts Reserve, an exceptionally kind, caring and relaxed institution that was able to graciously handle our many last-minute changes and requests.
After a short drive to the Laurentians, we arrived at the Scouts Reserve. There was tons of snow up there – it is higher up than the surroundings and rather magical at night. We had a ‘mug-up’ – hot chocolate and very sugary cookies in the presence of many young scouts, a foretaste of the Scouts-worthy cuisine and boisterous dining hall atmosphere to come. We met Les, who teaches survival and outdoor skills, and properly introduced ourselves. We all slept in one big rustic cabin with a wood fireplace.
Saturday morning it was snowing, great big flakes coming down fast. Les gave us an introduction to the mentality and gear required for surviving in the woods in Quebec and showed us all kinds of impressive doo-dads, including flint and various fascinating other ways to make fire and heat. Then he took us for an off-trail snowshoe walk, meandering in the woods in the deep snow, pointing out the kinds of features in the forest that help with shelter building, such as shelter from the wind, hills, standing dead trees and bending branches. Our participant from Algeria was so moved by the experience of the deep, fresh snow that she was actually in tears, so grateful to have experienced this in her lifetime as a person who hails from a warm country. Most participants had never snowshoed or skied before.
That afternoon, the snow turned to rain and most of us donned garbage bags as extra protection. Les showed one group his shelter-building techniques – and together, they built a shelter out of branches and snow. My husband and I took another group out cross-country skiing. It was their first time but they were quick learners so we actually got out on some very interesting rustic backcountry trails around the camp. We saw a woodpecker, to people’s delight. The shelter-building group also got out on cross-country skis at the end of the afternoon – a very soggy ski but people were still grateful to try it out. The set up is perfect for beginners, with an easy loop that people can follow on their own.
That evening, most of the group played ‘loup-garou’ or werewolf, an addictive role-playing game that is especially fun in big groups. This continued until the wee hours of morning, when the werewolves were kicked out of the main cabin and kept playing in the dining hall. It was still raining when they went to bed – very messy!
The next morning, we awoke to the miraculous site of new snow that covered all the soggy snow and puddles. We got out for a proper snow shoe hike in the hills behind the lake, and made it all the way to a beautiful frozen stream and waterfall. The stream had just that day started flowing on top of green ice. We also visited a tree house and wooden shelter.
That afternoon, a few people went out for another easy ski and the rest of the group discovered tubing, which was a big hit. Then we drove back to Montreal. A lot of new friendships were formed with people promising to see each other again.

Initiation aux sports d’hiver – 2010-2011

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Ce cours a eu beaucoup de succès et s’est rempli rapidement. Il paraît que ça n’existe pas ailleurs. C’était principalement un cours de ski de fond avec un peu de raquette et patin lorsque la neige à Montréal n’était pas au rendez-vous. Plusieurs participants ont pris la piqûre et ça leur manquait d’être dehors lorsqu’ils manquaient un cours. Les 15 participants venaient du Québec, Ontario, États-Unis, Japon, Espagne, France, Turquie, Iran et Algérie. C’était en même temps l’occasion pour eux de pratiquer l’anglais, le français et même l’espagnol.

C’était les dimanche après-midi. J’avais prévu de nous amener dans divers parcs et j’ai encouragé le maximum de participants de se procurer des skis de fond de location pour la saison à la Poubelle du Ski. Mais finalement puisque pas tout le monde les avaient loués, c’était toujours plus pratique d’aller sur le Mont-Royal, surtout avec son patinoire réfrigéré.

Les gens ont fait énormément de progrès. À la fin, le groupe rapide progressait aussi vite que moi et mon mari – il fallait faire un effort pour rester devant! On a appris la base, on a exploré pas mal tous les sentiers du Mont-Royal puis on a essayé chaqu’un des trois sports au moins une fois. Les gens étaient agréablement surpris d’apprendre qu’on pouvait démarrer au monument Géorge-Étienne Cartier en bas du Mont-Royal sur les pistes damées.

Le premier jour de ski de fond était du sport. Tout le monde progressait à des vitesses différentes et il y avait pas mal de problèmes techniques avec le matériel. En plus, il faisait -20 degrés et il ventait. Les skieurs avaient des gros manteaux, malgré mon ‘coaching’ en habillement puisqu’il faut apprendre ces choses sur la tâche, et puis les nouveaux arrivants n’ont pas tout plein de choix de vêtements techniques! Du coup ils surchauffaient, enlevaient leur manteaux et tuques, et risquaient d’avoir des engelures aux oreilles! Heureusement, ça c’est bien passé et les gens se sont arrangés pour être bien habillés ‘en couches’ de vêtements par la suite!

Canot-camping sur le réservoir Kiamika – août 2010

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Qu’est-ce qui se passe lorsqu’on réunisse un groupe de personnes en provenance du Mexique, Algérie, Australie, Grande-Bretagne, Suisse, France, Ontario et Québec pour une fin de semaine de canot-camping sous une pluie quasi-constante? Cette fin de semaine, 15 nouveaux immigrants, étudiants étrangers et autres nouveaux canot-campeurs ont eu droit à un aperçu de la culture québécoise sur le réservoir Kiamika dans le nord des Laurentides. La sortie avait comme objectif de prôner l’intégration culturelle par l’apprentissage du canot-camping, et était organisée par l’Association Récréative Milton-Parc (ARMP).

Le canot-camping est une activité typiquement québécoise. Des couchers de soleil sur le lac, le cri inoubliable du huard, se baigner dans de l’eau limpide et faire des feux de camp sont synonymes de l’été pour nombreux entre nous au Québec. Mais le canot-camping est très exigeant au niveau de la planification logistique, des transports et de l’équipement de camping qu’il n’est tout simplement pas accessible à la plupart des nouveaux arrivants au Canada. Mais tout le monde devrait avoir droit à faire du canot au Québec, non?

Connaissez-vous le fameux ‘coup en J’? La plupart d’entre nous bluffait la bonne technique, mais après la première heure tout le monde arriver à pagayer dans une ligne acceptablement droite.  En dépit de quelques petites querelles familiales en cours de route, le père algérien Salem et son fils âgé de 11 ans se sont souvent trouvés à la tête de la flotte.

Le samedi soir, nous nous sommes offert une ‘hutte de sudation’, un sauna maison inspiré par la tradition des Premières nations. Notre sauna était composé de plusieurs bâches recouvrant une structure de branches. On versait de l’eau sur des pierres réchauffées à blanc dans le feu de camp. Les participants s’amusaient à courir sur la plage entre le sauna et le lac pour se rafraîchir.

Malgré le temps peu inspirant, des ponchos de pluies du magasins dollar déchiquetés, et l’incident d’une grenouille rendue dans une des tentes, les canoteurs ont gardé le morale. Lorsqu’on leur a demandé s’ils répéteraient l’expérience, les participants mexicains Carlos et sa fille ont insisté que oui, et ont demandé le calendrier des prochaines sorties.  
 
La plupart d’entre nous n’avait ni de voiture, ni de tente, ni aucune expérience, mais nous avons surmonté ces petites questions d’ordre techniques. La Réserve de Scouts Tamaracouta, située à l’ouest de Saint-Jérôme, a su combler les lacunes considérables, y compris tentes, sacs de couchage, guides animés, canots, navettes, et la fine cuisine digne des Scouts. 

 Nous avons campé dans deux endroits différents et avons exploré une grande partie de l’immense réservoir Kiamika, qui a été créé il y a plusieurs décennies pour augmenter débit pour la production hydroélectrique sur la rivière des Outaouais. Le réservoir et les terres avoisinantes appartiennent à la Couronne. Les niveaux d’eau ont été exceptionnellement bas cette année, donc on avait droit à des longues étendues de plages de sables. Plusieurs vieilles souches noyées étaient visibles, créant un paysage inouï. Le réservoir était suffisament éloigné de la ‘civilisation’ pour fournir une expérience de nature sauvage, bien que certains participants étaient déjà épatés par le paysage lorsqu’on avait à peine quitté St-Jérôme.

What happens when you gather a group of people from Mexico, Algeria, Australia, Britain, Switzerland, France, Ontario and Quebec for a weekend of canoe-camping in nearly-constant rain? This weekend, 15 new immigrants, international students and newcomers to canoe-camping got a taste of Quebec culture on the Kiamika Reservoir in the north Laurentians as part of a learn-to-canoe-camp experience organized by the Milton Park Recreation Association.
Canoe-camping is the quintessential Quebec experience.  Sunsets on the lake, the eerie cry of the loon, swimming in warm water and campfires just spell summer for many of us. But canoe-camping involves so much logistical planning, driving and gear that it is simply not accessible to most newcomers to Canada. Shouldn’t everyone in this country get the chance to canoe?
Most of us had no car, no tent, and no experience, but we didn’t let that stop us. The Tamaracouta Scouts Reserve located just west of St. Jérôme helped fill in the considerable gaps, lent sleeping bags and tents, provided spirited guides, canoes, shuttles and fine Scouts-worthy cuisine.
J-stroke anyone? Most of us bluffed our way through proper technique, but after the first hour everyone was paddling in a relatively straight line. Although there was a little friendly family bickering along the way, an Algerian father Salem and his 11-year-old son often found themselves at the helm of the fleet.
We camped in two different locations and explored much of the vast Kiamika Reservoir, which was created decades ago to augment flow for hydroelectricity production on the Ottawa River. The area is all on Crown Land. Water levels were unusually low this year so beaches were long and many old drowned tree-stumps were visible. The reservoir felt suitably remote, although some participants were already ooh-ing and ahh-ing when we had barely left St. Jérôme.
On Saturday night we treated ourselves to a sweat-lodge, a home-made sauna that is part of many First Nations traditions. Ours was made of tarps flung over a branch structure and water poured over red-hot rocks from the campfire. Participants gleefully ran back and forth between the sauna and the lake.
Despite the uninspiring weather, shredded dollar-store rain-ponchos and one incident involving a frog in a tent, all were in fine spirits when we arrived back on dry land.  When asked whether they’d ever repeat the experience, Mexican participants Carlos and his daughter emphatically insisted they would and asked whether any other outings were planned.